1 /// 2’39 /// Présentation Radio Z / Marseille capitale de la Culture 2013 : Serrage de villes et boulons de culture
2 /// 20’24 /// Entre contrôle des subventions et nettoyage de la ville : Marseille 2013, la grande esbrouffe
3 /// 11’10 /// La culture comme pacification sociale : les dockers résistent
4 /// 12’03 /// Culture et gentrification, la politique du vide : le cas de la Belle de Mai
5 /// 15’42 /// La culture du centralisme et du cosmopolitisme : l’envers du décor
6 /// 17’43 /// Cultures populaires au quotidien : le combat de la rue
Marseille, capitale de la Culture 2013 : Serrage de villes et boulons de culture. Paroles en résistance.
Documentaire sonore de la revue Z, numéro 2, Automne 2009.
Téléchargement et utilisations libres.
Marseille, capitale européenne de la Culture 2013. Mais quelle culture ?
Qu’est-ce que c’est que la culture ? Peut-être qu’on ne peut tout
bonnement pas la définir cette culture, elle est multiple, nourrie par
les mouvements des personnes qui vivent ici et qui ont vécu dans cette
ville de Marseille.
En tout cas, c’est sur que la déclaration de "culturel", du mot
d’"artiste" par une administration centralisée n’a rien à voir avec les
habitants de Marseille. Elle aurait plutôt à voir avec des
correspondances à des normes économiques décidées en commission
européenne... A l’image du jury déclarant la candidature de Marseille
retenue sur des "critères de faisabilité économiques et politiques". Du
côté du local, c’est à n’y rien comprendre.
Ou si, peut-être, aux rythmes des rencontres, des déambulations on
commence à y voir plus clair. On comprend que derrière le mot culture se
cache celui de la récupération, l’ingurgitation du local pour mieux
recracher loin du centre-ville les indésirables : les pauvres de la
Belle de Mai où s’est établie une friche artistique, les dockers en
lutte bien décidés à ne pas se faire prendre la parole par un festival
tout fraichement débarqué sur leur lieu de travail menacé et traités de
rats par la chargée au tourisme de Marseille madame Vlasto, les petites
associations culturelles de quartier qui ne sont pas invités à
participer au bal mondain européen.
La culture sert alors de vitrine pour constituer des musées, délimite ce
qui doit être retenu de l’histoire de la ville et ce qui doit être
oublié sur l’hôtel du progrès. L’élite catalogue, classe et parasite
pendant que le vivant devrait étouffer sous des litres de formol. Et on
comprend par les mots de l’équipe municipale que Marseille 2013 n’est
qu’un point de départ dans une stratégie globale de modification urbaine
de Marseille.
Mais Marseille résiste et garde son esprit de mauvais élève de la France...
Paroles d’acteurs locaux de Marseille à propos de l’utilisation de la
culture dans le paysage urbain et politique de Marseille. On y croisera
des personnes de maisons de quartier, des habitants créatifs et
observateurs de Marseille, des dockers.
Ce documentaire vous est proposé par Z, magazine itinérant, dont le
second numéro s’est porté sur Marseille, sorti dans toutes les bonnes
librairies début septembre 2009.