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Qu’avons-nous appris d’AZF ?

Rencontre lundi 14 octobre à 19h30 à Rouen avec la revue Z, un militant associatif de Toulouse et une habitante de l’aire des gens du voyage de Petit Quevilly

Repas, boisson et revues vendus en soutien à l’aire des gens du voyage de Petit Quevilly.
Le 4 octobre dernier, Emmanuel Macron s’est offusqué que l’on ose comparer l’incendie de Lubrizol à l’explosion de l’usine chimique AZF, survenue en 2001 à Toulouse : « Quelle honte ! s’est-il exclamé. À AZF il y avait eu 31 morts, des milliers de blessés, 25 000 déplacés. On ne peut pas continuer à faire du catastrophisme sur la base de n’importe quoi. »
Nous pensons au contraire que la comparaison est non seulement légitime, mais essentielle. C’est bien le moment de se souvenir de ce qui s’est joué dans les semaines et les mois qui ont suivi l’explosion de l’usine AZF à Toulouse. Comment ont réagi les habitant.es après le drame ? Qu’est devenu le site ? Quelles leçons sur l’impunité industrielle ? Quels enseignements sur le mépris de classe et les inégalités face aux pollutions ?
Tous les ans, la dizaine de membres de la revue Z se retrouve pour un mois dans un lieu choisi afin de traiter un grand sujet de société. L’idée : s’immerger dans la réalité d’un territoire, enquêter collectivement, s’égarer et nouer des liens, prendre part aux luttes, et à partir de ses ingrédients, fabriquer chaque année une belle revue d’analyse critique de 200 pages, disponible en vente directe et en librairie.
Suite à l’incendie de Lubrizol, nous sommes venu.es nous installer à Rouen pour quelques semaines. Cette soirée sera l’occasion de nous présenter et de discuter « sur la base de n’importe quoi » (comme dirait Macron).
Lundi 14 octobre à 19h30La halle aux toiles, salle 10 – 9 Place de la Basse Vieille Tour, Rouen

« L’industrie minière crée des phénomènes qu’elle ne sait pas maîtriser »

Entretien avec ISF SystExt, collectif d’ingénieur·es de la mine en révolte

Le 25 janvier dernier, le barrage d’une mine de fer de la multinationale Vale s’effondre à Brumadinho dans l’État du Minas Gerais au Brésil, causant des centaines de morts. Au cours des 10 dernières années, 44 accidents de ce type ont eu lieu de par le monde, produisant des pollutions majeures et irréversibles. On se souvient, en 2015, des images ahurissantes de la coulée de déchets miniers toxiques qui a déferlé sur le fleuve Rio Doce suite à la rupture d’un barrage similaire dans le même Etat brésilien. Dans un entretien paru dans le Z12, les ingénieurs en révolte du collectif SystExt expliquent, à partir du cas de l’or, pourquoi la démultiplication des mines industrielles entraîne des pollutions de plus en plus destructrices.