Catégorie : Z8

Zoner dans les camps ou rentrer au village ?

Le quotidien des sinistrés de Fukushima
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Connaissez-vous le concept de « perte incertaine » ? Imaginez : vous apprenez qu’un proche est mort, mais on vous laisse croire qu’il pourrait revivre. Voilà ce que les sinistrés du nucléaire subissent, une « perte incertaine » de leur terre et de leurs vies passées. Ils savent la contamination radioactive irréversible et quasi-éternelle. Mais les autorités leur assurent que grâce aux travaux de « décontamination »1, prétendument achevés depuis un an, ils peuvent rentrer chez eux. Reportage.

« Ce n’était pas juste une histoire de voyous »

Témoignage des frères Khira
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Les frères Hamana et Mohamed Khira avaient 19 et 20 ans en 1981. Trente ans plus tard, ils reviennent sur l’histoire de la ZUP des Minguettes, le quartier où ils ont grandi. Il racontent la solidarité de quartier, mais aussi le harcèlement policier qui ont marqué cette période d’effervescence.

La prise de Saint-Fons

Par les industriels de la chimie
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Texte : Celia Izoard
1er dessin: Antoine Marchalot et Renaud Thomas 2e dessin Renaud Thomas
«Est-il logique qu’une population agricole soit sacrifiée au profit de quelques industriels réalisant de gros bénéfices, qui ont apporté le fléau destructeur de nos récoltes en venant implanter leurs usines dans nos campagnes ?» (Conseil municipal de Vénissieux, 22 avril 1887)

Pas de logement, pas de paix

Justice pour le Petit Bard, asso de quartier passée à l’offensive

L’équipe de Z a rencontré l’association Justice pour le Petit Bard lors du forum « Ceux qui marchent encore », organisé fin novembre 2013 à Vaulx-en-Velin, en banlieue lyonnaise, par plusieurs organisations historiques des quartiers populaires. En dix ans, ce groupe d’habitants du quartier du Petit Bard, à Montpellier, a réussi à instituer une véritable tradition de l’occupation pour lutter contre les abus des bailleurs sociaux et des aménageurs. Nous sommes allés retrouver Khalid El Hout, actuel président de l’association, Hamza Araab et Mohamed pour une visite et un entretien à domicile.

Ceci n’est pas une bavure

Crimes policiers et luttes contre le permis de tuer
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En 2013, au moins onze personnes ont été tuées au cours d’une opération policière. Le constat est le même qu’en 1983 : dans la très grande majorité des cas, les victimes sont des héritiers de l’immigration. Ni dérapages fortuits ni bavures, ces meurtres sont l’aboutissement d’une violence quotidienne exercée au nom du maintien de l’ordre. Face à cet état de fait, certains s’organisent pour le faire reconnaître et enrayer la machine. État des lieux depuis les Minguettes et ses alentours.