Un nouveau Z en librairie

N°11 Paris - Travail social - Automne 2017

Cette année, nous avons largué l’amarre du côté de la porte de la Chapelle, à Paris, enquêté dans et autour du nouveau «centre humanitaire», destiné in fine à trier les milliers d’exilé.es débarqués dans la ville.
Ce centre est une pièce maîtresse de la gestion sociale des «migrants», devenus massivement l’un des publics cibles du travail social. En complément de ce dossier inédit, une sélection de textes issus du Z numéro 5, rapidement épuisé après sa parution, qui prenait déjà Paris comme terrain d’enquête et le travail social comme fil rouge.

Une nouvelle enquête de la revue Z
N°14 Grenoble – Et l’école elle est à qui ?

En prévente jusqu'au 25 avril

Le Z14 Grenoble – Et l’école elle est à qui ? est d’ores et déjà disponible en prévente jusqu’au 25 avril (frais de ports offerts), avant sa sortie en librairie le 14 mai. Alors n’hésitez pas et commandez-le en ligne !
Découvrir le sommaire
Édito : De sa première rentrée scolaire, qui se souvient ? Quelques émotions enfouies, un mot de la maîtresse cinglant comme une gifle, un secret échangé derrière les toilettes, une guirlande de fleurs lors d’une sortie scolaire. Courir à la récré avec un ballon ou avec la boule au ventre. À l’automne 2020, au moment de partir enquêter sur l’école primaire, on a eu peur de ne pas pouvoir y retourner. Fermées durant deux mois au premier confinement, subitement devenues priorité nationale après l’assassinat de Samuel Paty, les écoles allaient-elles rester closes pendant le second confinement que venait d’annoncer le gouvernement ?
De mars 2020 à avril 2021, plus d’un an d’incertitudes permanentes, pour la revue comme pour tout le monde. Plus d’un an à jouer avec les règles du gouvernement, à s’écharper sur celles que l’on devrait inventer nous-mêmes, à mettre et enlever nos masques au gré de la dernière discussion en date. Une position bien trop fragile pour prendre parti dans les batailles autour des protocoles sanitaires.
Pour autant, nous ne pensons pas que la pandémie ait subitement réduit les luttes des classes à une question de masques. Alors on s’attaque à cette institution surpeuplée et sous-dotée qu’est l’école publique, en se demandant quels types d’adultes elle façonne. En démontant le mythe persistant de la méritocratie renouvelé par l’obsession de l’évaluation. En cherchant la subversion d’un lieu matrice des inégalités de genre, où la prévention des violences n’existe quasiment pas, où les associations qui permettent aux enfants de libérer leur parole sont chassées par la hiérarchie. En démasquant enfin l’hypocrisie d’une « éducation au développement durable » qui culpabilise les héritiers·ères d’une planète en feu. Et on la défend, à longueur de lignes, parce que les gosses s’y confrontent à l’altérité, y apprennent parfois à réfléchir, y échappent à la famille et à l’entre-soi de certains établissements privés, et parce qu’on peut s’y battre pour en faire un lieu d’émancipation.
C’est à Grenoble qu’on a mis ces questions au travail, en flottille de vélos jaunes, à quadriller les rues plus ou moins désertées, jusqu’au sommet de la Bastille, point surplombant la ville nimbée de son nuage de pollution. Mais pas question de rester sur notre estrade : c’est avant tout au ras des pratiques et à hauteur d’enfant que s’observe l’école, entre classes nature, atelier de collage de rue et salles aux fenêtres grandes ouvertes en plein mois de novembre.
L’itinérance terminée, notre petite bande dispersée a fabriqué la revue comme elle a pu, accaparée par d’autres enjeux : des boulots pour gagner sa croûte, des menaces sur deux squats où certain·es vivent et s’organisent, le soutien matériel à la Zad de la Colline aujourd’hui expulsée, un carnaval sauvage conspué, une descente de flics sur un lieu qui nous accueillait en résidence quelques jours auparavant. Nos communautés attaquées, alors même qu’elles sont, face à un couvre-feu qui encage une société entière, nos meilleurs remèdes, plus que jamais.
Parution le 14 mai 2021208 pages – 21 x 30,9 cm – 15 €ISBN 9782491109035

«Simplement, il faisait des enfants à sa fille»

Entretien avec Léonore Le Caisne, ethnologue

Dans «Un inceste ordinaire»1, Léonore Le Caisne enquête auprès des habitants d’un village de Seine-et-Marne, témoins d’un cas d’inceste perpétré pendant vingt-huit ans. Un travail qui interroge les mécanismes collectifs banalisant les viols en famille et met en évidence le lien entre inceste et domination masculine.

Merci de changer de métier

Lettres aux humains qui robotisent le monde

Les véhicules autonomes sont-ils compatibles avec la lutte contre le changement climatique ? Qui veut des robots-compagnons pour s’occuper des personnes âgées ? L’usine automatisée est-elle le rêve des employés, ou celui des chefs d’entreprise ?

Interpeller directement des chercheurs, ingénieurs et startuppers sur les implications politiques de leur activité, tel est l’objet de ce livre, composé de lettres ouvertes rédigées dans un style piquant, qui mêle la satire et l’analyse. Celia Izoard ouvre ici un dialogue avec les concepteurs des nouvelles technologies pour les interroger sur le sens de leur travail et analyser l’impact social et écologique des grands projets industriels de la décennie, dans un monde en proie à la crise climatique et à l’exploitation au travail. Elle les enjoint à « changer de métier », à l’instar d’Olivier Lefebvre, salarié d’une start-up de véhicules autonomes qui raconte à la fin de l’ouvrage son chemin vers la démission.

Au travers de ces trois lettres ouvertes, Celia Izoard invite les non-spécialistes à s’emparer des enjeux sociaux de la recherche scientifique et de l’innovation, véritable point aveugle de la démocratie.

L’autriceCelia Izoard est journaliste au sein de la revue Z et de Reporterre. Dans ses enquêtes et ses analyses, elle élabore une critique des nouvelles technologies au travers de leurs impacts sociaux et écologiques. Elle est notamment co-auteure de La machine est ton seigneur et ton maître (Agone, 2015) et de La liberté dans le coma (Groupe Marcuse, La Lenteur, rééd. 2019). Elle a aussi réalisé une nouvelle traduction de 1984 de George Orwell et traduit de nombreux ouvrages (Howard Zinn, David Noble…).

Livre actuellement disponible en librairie et dans nos stocks.9 euros / ISBN 978249110908Éditions de la dernière lettre (diffusion Belles Lettres)Format : 11 x 18 cm, 136 pages

Enquêter et agir contre l’intoxication de Rouen (et du monde)

Le 26 septembre à 19h, rencontre rouennaise autour du numéro 13 « Fumées noires et gilets jaunes » de la Revue Z

Avec Philippe Chamaret, de l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions de Fos-sur-Mer et Thomas le Roux, historien des pollutions industrielles.
En soutien à la mobilisation nationale pour une Auto-défense populaire face aux dangers industriels, l’équipe de la revue Z et ses invités seront à Rouen le 26 septembre un an après le gigantesque incendie qui a ravagé l’usine chimique Lubrizol et les entrepôts de Normandie Logistique.
« L’événement a eu lieu à Rouen, le 26 septembre 2019, et il y avait de la fumée noire. Est-ce un accident grave ? Pas sûr. A-t-il pollué l’eau et les terres ? Les études le diront. A-t-il intoxiqué les Rouennais·es ? Cela reste à prouver. L’industriel en est-il responsable ? En tout cas, il s’excuse pour le désagrément. »
Voilà comment nous résumions la situation il y a un an, en amorce de notre enquête à Rouen. Aujourd’hui, alors que la catastrophe de Beyrouth commence déjà à passer à l’arrière-plan, on voit se répéter les mêmes mécanismes pour nous faire accepter l’inacceptable. Un an jour pour jour après l’incendie de l’usine Lubrizol, l’équipe de Z, revue annuelle d’enquête et de critique sociale, revient à la rencontre des Rouennais·es pour présenter son enquête. Des zones industrielles de Haute-Normandie arpentées de long en large, du récit, du dessin, de la cartographie pour explorer les rouages de l’industrie pétrochimique et son impunité, décrypter la gestion gouvernementale de la catastrophe, et donner la parole à celles et ceux qui luttent, syndicalistes, gilets jaunes, médecins, habitant·es de l’aire d’accueil, paysann·es et riverain·es.
Que révèle Lubrizol de l’emprise de la pétrochimie sur nos vies ? Qui protège réellement le droit environnemental ? Que nous apprennent les luttes menées par des habitant·es de la Seine-Saint-Denis et de Fos-sur-Mer ? En réponse à l’appel à une mobilisation nationale d’auto-défense populaire contre les risques technologiques, nous vous proposons d’explorer les manières d’établir des savoirs populaires et de tisser des liens entre différents combats contre l’impunité industrielle et l’intoxication du monde. Avec l’équipe de Z, ainsi que Philippe Chamaret, président de l’Institut écocitoyen de Fos-sur-Mer qui mène ses propres enquêtes sanitaires et tente de mettre en place une expertise indépendante, et Thomas le Roux, historien des pollutions industrielles et du droit environnemental.
Au programme : retour sur le numéro 13 de Z : « Fumées noires et gilets jaunes », discussion, table de presse et buffet convivial

Lieu : 26 septembre à 19h, Salle Ostermeyer, 11 avenue Pasteur (à côté de la préfecture), Rouen

Pour découvrir et commander le dernier numéro : http://www.zite.fr/parutions/z13-rouenfumees-noires-et-gilets-jaunes/
Le site de l’Institut écocitoyen de Fos-sur-Mer : https://www.institut-ecocitoyen.fr/
L’appel « Lubrizol : Notre maison brûle et nous ne regarderons plus ailleurs ! » : https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/090920/appel-notre-maison-brule-et-nous-ne-regarderons-plus-ailleurs
© visuel : Maud Martin

« Fumées noires et gilets jaunes »

Z13 - Rouen

Déterminé·es à soutenir l’arrêt de toutes les activités économiques nuisibles mais certainement pas celle de la critique sociale, impatient·es de vous livrer le fruit d’une enquête trépidante à Rouen au lendemain de l’incendie de l’usine chimique Lubrizol, Z sort un nouveau numéro, une plongée dans la gestion gouvernementale du risque industriel, comme avant goût de l’État de catastrophe.
Pour réfléchir à notre destin commun et soutenir la revue en ces temps difficiles, commandez-la donc dès maintenant chez nous ou chez un libraire ouvert, et n’oubliez pas de vous abonner ici.
En attendant, voici en exclusivité un édito tout frais.

« Notre pain est politique »

Les blés paysans face à l'industrie boulangère

 

Comment cultiver du blé sans dépendre des multinationales ?
Pourquoi le gluten est-il devenu un problème pour la santé ?
Les semences paysannes sont-elles interdites ?
Qui sont les géants de la boulangerie industrielle ?
La baguette « tradition » et les pains surgelés sont-ils si différents ?

Véritable guide nous emmenant de la sélection du grain jusqu’à la cuisson du pain, ce livre permet de comprendre l’impasse nutritionnelle, écologique et sociale de l’industrie boulangère. Et, à partir des blés paysans, de découvrir la force collective de celles et ceux qui font autrement.
En attendant de découvrir le livre, vous pouvez déjà consulter son sommaire ainsi que le commander grâce à notre bon de commande.

« L’industrie minière crée des phénomènes qu’elle ne sait pas maîtriser »

Entretien avec ISF SystExt, collectif d’ingénieur·es de la mine en révolte

Le 25 janvier dernier, le barrage d’une mine de fer de la multinationale Vale s’effondre à Brumadinho dans l’État du Minas Gerais au Brésil, causant des centaines de morts. Au cours des 10 dernières années, 44 accidents de ce type ont eu lieu de par le monde, produisant des pollutions majeures et irréversibles. On se souvient, en 2015, des images ahurissantes de la coulée de déchets miniers toxiques qui a déferlé sur le fleuve Rio Doce suite à la rupture d’un barrage similaire dans le même Etat brésilien. Dans un entretien paru dans le Z12, les ingénieurs en révolte du collectif SystExt expliquent, à partir du cas de l’or, pourquoi la démultiplication des mines industrielles entraîne des pollutions de plus en plus destructrices.

Des pages de Z mystérieusement transformées en affiches politiques

Ou la rencontre fortuite du poète Benoît Waddy et du vidéaste Stéphane Trouille

Un matin de novembre dernier, les Saint-Laurentai.ses ont découvert des façades recouvertes d’affichages contre l’enfer de l’industrie minière. Au marché, devant Pôle Emploi ou devant la Poste, les slogans « Non à l’orpillage », ou « Cyanure = Mort » étaient accompagnés des poèmes du militant anticolonialiste Benoît Waddy (lire le texte ci-dessous), illustrés par Eloïse Rey pour le numéro de Z consacré à la Guyane. Le vidéaste Stéphane Trouille, en reportage à ce moment-là pour documenter l’opposition à la mine Montagne d’Or, en a profité pour prendre quelques photos de ce collage sauvage.

Occuper les ronds-points : une tradition de lutte en Guyane

Récits du mouvement Pou Lagwiyann dékolé, avec des membres de l’Union des travailleurs guyanais

Depuis le 17 novembre 2018, le blocage de centaines de ronds-points sur tout l’hexagone est devenu la stratégie privilégiée de la révolte des gilets jaunes. Sur le sol guyanais, cela fait bien longtemps que les ronds-points sont des lieux de résistance, où l’on se retrouve pour débattre, partager des vivres et construire des cabanes. Retour sur le mouvement du printemps 2017, où même sur les fleuves s’organisaient des barrages!

Brésil en sol mineur

Voyage en Amapá, ancien paradis minier et nouvel eldorado de l’agro-industrie

Le 30 octobre 2018, Jair Bolsonaro, candidat d’extrême-droite, accédait à la présidence du Brésil. Vécu sur le mode de la surprise, cette poussée d’autoritarisme paraît en réalité plus profonde et plus prévisible quand elle est vue depuis l’Amazonie. En effet, l’économie d’exportation de matières premières, fondée sur le maintien des oligarchies régionales et la corruption généralisée, n’est pas sans rapport avec les désillusions démocratiques.

“Tout le monde déteste la start-up nation”

Visite de courtoisie dans une pépinière high-tech

Revenir sur les mobilisations du printemps 2018 pour penser celles à venir : tel est l’objectif des rencontres de collectifs en lutte qui ont été organisées le 20 octobre à Montreuil. L’occasion de revenir sur une action à la portée symbolique particulièrement puissante et dont la Plateforme d’enquêtes militantes a fait le récit dans la revue Z : en juin 2018, une bande d’empêcheur·ses de « startupper » en rond issue de toutes sortes de secteurs en lutte faisait une incursion remarquée à la Station F, vitrine parisienne des entreprises innovantes…

Rendez-vous à la Parole Errante

Fête de sortie du dernier Z

Le douzième numéro de la revue Z, publication annuelle d’enquête et de critique sociale, sort en librairie le 12 septembre.
« Trésors et conquêtes », rédigé depuis la Guyane, nous embarque au cœur de l’industrie la plus polluante du monde : les mines ! On y parle luttes anticoloniales et amérindiennes, critique de l’aérospatiale avec une visite de Kourou, « port spatial de l’Europe » et retour sur le mouvement social massif de 2017.
Retrouvez-nous le samedi 22 septembre, à partir de 16h30, à la Parole Errante à Montreuil.
Au programme : film, discussions, sérigraphie et concert (programme détaillé ci-après ou sur Paris-luttes info).

Défaire l’industrie

Blocage et recyclage, pour un monde habitable

Mauvaises Mines. Combattre l’industrie minière en France et dans le monde est sorti en librairie le 12 avril dernier. Ses huit courts chapitres dévoilent les menaces du « renouveau minier » français, les pollutions qu’il implique, ses faux-semblants écologiques et ses tentatives d’échapper au débat public. Nous publions ici le chapitre conclusif.

« Areva, rentre chez toi ! »

En Inde, parmi les résistants à l’EPR

Tout juste sept ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, Emmanuel Macron a profité samedi 10 mars 2018 de sa visite en Inde pour confirmer qu’un accord serait bien signé pour la livraison de six réacteurs EPR à Jaitapur, territoire côtier situé en zone sismique. En réalité, rien n’est encore joué : le fiasco du chantier de Flamanville, avec ses surcoûts pharaoniques et ses retards tout aussi démesurés, marque les tractations. Cela n’a pourtant pas empêché New Delhi de commencer les réquisitions de terres, il y a quelques années. En 2012, Z avait séjourné dans les villages alentours, à la rencontre des habitants déterminés à sauver leurs cultures fruitières et leurs activités en mer. Reportage parmi « les opposants au progrès », ces nouveaux ennemis intérieurs.

À Bure, semer contre la poubelle nucléaire

Forêt occupée et renaissances agricoles dans la Meuse

Le mardi 27 février 2018, hiboux, chouettes et autres créatures costumées ont convergé à Chatenay-Malabry, au siège de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Elles ont chanté leur refus du nucléaire et son monde, malgré l’expulsion musclée le 22 février 2018 des occupant·es du bois Lejuc, qui doit être rasé pour réserver son sous-sol aux rebuts de l’industrie atomique. Retour sur quelques années de résistance, où luttes foncières et luttes antinucléaires se mêlent dans la reprise en main de quelques hectares par de drôles d’oiseaux.

Depuis la Bourse du travail occupée

Maïmouna, occupante « sans-papière »

Le 30 janvier 2018, des exilé·es et leurs soutiens ont réquisitionné un bâtiment de l’université Paris 8 à Saint Denis. Cet hiver, des salles universitaires avaient déjà été occupées à Lyon ou à Grenoble. Une manière de faire tenir ensemble le besoin concret de réquisition des lieux pour ne plus dormir à la rue et la nécessité de s’organiser politiquement pour défendre la liberté de circulation. Ces occupations font écho à celle de la Bourse du travail, menée dix ans plus tôt par d’autres, qui avaient décidé de se faire appeler « sans-papiers ». L’occasion d’écouter Maïmouna, l’une des actrices de l’époque, qui raconte au collectif Précipité le quotidien de l’auto-organisation, entre cuisine collective et galères de chauffage.

Éloge du possible

Sur la résistance à l’aéroport du Grand Ouest

Lorsque je conterai à mes petits-enfants, si j’en ai un jour, les quarante années de lutte contre l’aéroport prévu dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes à côté de Nantes, je crois que je commencerai par les cabanes.
Celles qui font exploser l’imaginaire. Celles qui rendent invincible et qui transforment la lutte en un jeu permanent. Hommage à celles et ceux qui luttent sur la ZAD : « Zone d’aménagement différé », rebaptisée « Zone à défendre ».

40 ans de lutte à Notre-Dame-des-Landes

Souvenances d’une vie en contribution à la lutte contre l’aéroport

C’est un enfant de la terre. Un paysan en lutte. Un camarade qui restait dormir dans les usines en grève. Un militant qui n’écoutait pas les grands discours en 68. Un homme consterné par la gauche au pouvoir en 81. Un « otage du nucléaire ». Un passionné qui fabrique encore du commun. Un monsieur de 77 ans qui habite avec sa femme dans sa ville de toujours. Il dit en somme que si un aéroport n’a aucune racine, la résistance a elle un héritage.