Catégorie : Actualité

Merci de changer de métier

Lettres aux humains qui robotisent le monde

Les véhicules autonomes sont-ils compatibles avec la lutte contre le changement climatique ? Qui veut des robots-compagnons pour s’occuper des personnes âgées ? L’usine automatisée est-elle le rêve des employés, ou celui des chefs d’entreprise ?

Interpeller directement des chercheurs, ingénieurs et startuppers sur les implications politiques de leur activité, tel est l’objet de ce livre, composé de lettres ouvertes rédigées dans un style piquant, qui mêle la satire et l’analyse. Celia Izoard ouvre ici un dialogue avec les concepteurs des nouvelles technologies pour les interroger sur le sens de leur travail et analyser l’impact social et écologique des grands projets industriels de la décennie, dans un monde en proie à la crise climatique et à l’exploitation au travail. Elle les enjoint à « changer de métier », à l’instar d’Olivier Lefebvre, salarié d’une start-up de véhicules autonomes qui raconte à la fin de l’ouvrage son chemin vers la démission.

Au travers de ces trois lettres ouvertes, Celia Izoard invite les non-spécialistes à s’emparer des enjeux sociaux de la recherche scientifique et de l’innovation, véritable point aveugle de la démocratie.

L’autriceCelia Izoard est journaliste au sein de la revue Z et de Reporterre. Dans ses enquêtes et ses analyses, elle élabore une critique des nouvelles technologies au travers de leurs impacts sociaux et écologiques. Elle est notamment co-auteure de La machine est ton seigneur et ton maître (Agone, 2015) et de La liberté dans le coma (Groupe Marcuse, La Lenteur, rééd. 2019). Elle a aussi réalisé une nouvelle traduction de 1984 de George Orwell et traduit de nombreux ouvrages (Howard Zinn, David Noble…).

Livre actuellement disponible en librairie et dans nos stocks.9 euros / ISBN 978249110908Éditions de la dernière lettre (diffusion Belles Lettres)Format : 11 x 18 cm, 136 pages

Enquêter et agir contre l’intoxication de Rouen (et du monde)

Le 26 septembre à 19h, rencontre rouennaise autour du numéro 13 « Fumées noires et gilets jaunes » de la Revue Z

Avec Philippe Chamaret, de l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions de Fos-sur-Mer et Thomas le Roux, historien des pollutions industrielles.
En soutien à la mobilisation nationale pour une Auto-défense populaire face aux dangers industriels, l’équipe de la revue Z et ses invités seront à Rouen le 26 septembre un an après le gigantesque incendie qui a ravagé l’usine chimique Lubrizol et les entrepôts de Normandie Logistique.
« L’événement a eu lieu à Rouen, le 26 septembre 2019, et il y avait de la fumée noire. Est-ce un accident grave ? Pas sûr. A-t-il pollué l’eau et les terres ? Les études le diront. A-t-il intoxiqué les Rouennais·es ? Cela reste à prouver. L’industriel en est-il responsable ? En tout cas, il s’excuse pour le désagrément. »
Voilà comment nous résumions la situation il y a un an, en amorce de notre enquête à Rouen. Aujourd’hui, alors que la catastrophe de Beyrouth commence déjà à passer à l’arrière-plan, on voit se répéter les mêmes mécanismes pour nous faire accepter l’inacceptable. Un an jour pour jour après l’incendie de l’usine Lubrizol, l’équipe de Z, revue annuelle d’enquête et de critique sociale, revient à la rencontre des Rouennais·es pour présenter son enquête. Des zones industrielles de Haute-Normandie arpentées de long en large, du récit, du dessin, de la cartographie pour explorer les rouages de l’industrie pétrochimique et son impunité, décrypter la gestion gouvernementale de la catastrophe, et donner la parole à celles et ceux qui luttent, syndicalistes, gilets jaunes, médecins, habitant·es de l’aire d’accueil, paysann·es et riverain·es.
Que révèle Lubrizol de l’emprise de la pétrochimie sur nos vies ? Qui protège réellement le droit environnemental ? Que nous apprennent les luttes menées par des habitant·es de la Seine-Saint-Denis et de Fos-sur-Mer ? En réponse à l’appel à une mobilisation nationale d’auto-défense populaire contre les risques technologiques, nous vous proposons d’explorer les manières d’établir des savoirs populaires et de tisser des liens entre différents combats contre l’impunité industrielle et l’intoxication du monde. Avec l’équipe de Z, ainsi que Philippe Chamaret, président de l’Institut écocitoyen de Fos-sur-Mer qui mène ses propres enquêtes sanitaires et tente de mettre en place une expertise indépendante, et Thomas le Roux, historien des pollutions industrielles et du droit environnemental.
Au programme : retour sur le numéro 13 de Z : « Fumées noires et gilets jaunes », discussion, table de presse et buffet convivial

Lieu : 26 septembre à 19h, Salle Ostermeyer, 11 avenue Pasteur (à côté de la préfecture), Rouen

Pour découvrir et commander le dernier numéro : http://www.zite.fr/parutions/z13-rouenfumees-noires-et-gilets-jaunes/
Le site de l’Institut écocitoyen de Fos-sur-Mer : https://www.institut-ecocitoyen.fr/
L’appel « Lubrizol : Notre maison brûle et nous ne regarderons plus ailleurs ! » : https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/090920/appel-notre-maison-brule-et-nous-ne-regarderons-plus-ailleurs
© visuel : Maud Martin

« Notre pain est politique »

Les blés paysans face à l'industrie boulangère

 

Comment cultiver du blé sans dépendre des multinationales ?
Pourquoi le gluten est-il devenu un problème pour la santé ?
Les semences paysannes sont-elles interdites ?
Qui sont les géants de la boulangerie industrielle ?
La baguette « tradition » et les pains surgelés sont-ils si différents ?

Véritable guide nous emmenant de la sélection du grain jusqu’à la cuisson du pain, ce livre permet de comprendre l’impasse nutritionnelle, écologique et sociale de l’industrie boulangère. Et, à partir des blés paysans, de découvrir la force collective de celles et ceux qui font autrement.
En attendant de découvrir le livre, vous pouvez déjà consulter son sommaire ainsi que le commander grâce à notre bon de commande.

Des pages de Z mystérieusement transformées en affiches politiques

Ou la rencontre fortuite du poète Benoît Waddy et du vidéaste Stéphane Trouille

Un matin de novembre dernier, les Saint-Laurentai.ses ont découvert des façades recouvertes d’affichages contre l’enfer de l’industrie minière. Au marché, devant Pôle Emploi ou devant la Poste, les slogans « Non à l’orpillage », ou « Cyanure = Mort » étaient accompagnés des poèmes du militant anticolonialiste Benoît Waddy (lire le texte ci-dessous), illustrés par Eloïse Rey pour le numéro de Z consacré à la Guyane. Le vidéaste Stéphane Trouille, en reportage à ce moment-là pour documenter l’opposition à la mine Montagne d’Or, en a profité pour prendre quelques photos de ce collage sauvage.

Occuper les ronds-points : une tradition de lutte en Guyane

Récits du mouvement Pou Lagwiyann dékolé, avec des membres de l’Union des travailleurs guyanais

Depuis le 17 novembre 2018, le blocage de centaines de ronds-points sur tout l’hexagone est devenu la stratégie privilégiée de la révolte des gilets jaunes. Sur le sol guyanais, cela fait bien longtemps que les ronds-points sont des lieux de résistance, où l’on se retrouve pour débattre, partager des vivres et construire des cabanes. Retour sur le mouvement du printemps 2017, où même sur les fleuves s’organisaient des barrages!

Rendez-vous à la Parole Errante

Fête de sortie du dernier Z

Le douzième numéro de la revue Z, publication annuelle d’enquête et de critique sociale, sort en librairie le 12 septembre.
« Trésors et conquêtes », rédigé depuis la Guyane, nous embarque au cœur de l’industrie la plus polluante du monde : les mines ! On y parle luttes anticoloniales et amérindiennes, critique de l’aérospatiale avec une visite de Kourou, « port spatial de l’Europe » et retour sur le mouvement social massif de 2017.
Retrouvez-nous le samedi 22 septembre, à partir de 16h30, à la Parole Errante à Montreuil.
Au programme : film, discussions, sérigraphie et concert (programme détaillé ci-après ou sur Paris-luttes info).

Un nouveau Z en librairie

N°11 Paris - Travail social - Automne 2017

Cette année, nous avons largué l’amarre du côté de la porte de la Chapelle, à Paris, enquêté dans et autour du nouveau «centre humanitaire», destiné in fine à trier les milliers d’exilé.es débarqués dans la ville.
Ce centre est une pièce maîtresse de la gestion sociale des «migrants», devenus massivement l’un des publics cibles du travail social. En complément de ce dossier inédit, une sélection de textes issus du Z numéro 5, rapidement épuisé après sa parution, qui prenait déjà Paris comme terrain d’enquête et le travail social comme fil rouge.