Catégorie : Article à la Une

Une nouvelle enquête de la revue Z
N°14 Grenoble – Et l’école elle est à qui ?

En prévente jusqu'au 25 avril

Le Z14 Grenoble – Et l’école elle est à qui ? est d’ores et déjà disponible en prévente jusqu’au 25 avril (frais de ports offerts), avant sa sortie en librairie le 14 mai. Alors n’hésitez pas et commandez-le en ligne !
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Édito : De sa première rentrée scolaire, qui se souvient ? Quelques émotions enfouies, un mot de la maîtresse cinglant comme une gifle, un secret échangé derrière les toilettes, une guirlande de fleurs lors d’une sortie scolaire. Courir à la récré avec un ballon ou avec la boule au ventre. À l’automne 2020, au moment de partir enquêter sur l’école primaire, on a eu peur de ne pas pouvoir y retourner. Fermées durant deux mois au premier confinement, subitement devenues priorité nationale après l’assassinat de Samuel Paty, les écoles allaient-elles rester closes pendant le second confinement que venait d’annoncer le gouvernement ?
De mars 2020 à avril 2021, plus d’un an d’incertitudes permanentes, pour la revue comme pour tout le monde. Plus d’un an à jouer avec les règles du gouvernement, à s’écharper sur celles que l’on devrait inventer nous-mêmes, à mettre et enlever nos masques au gré de la dernière discussion en date. Une position bien trop fragile pour prendre parti dans les batailles autour des protocoles sanitaires.
Pour autant, nous ne pensons pas que la pandémie ait subitement réduit les luttes des classes à une question de masques. Alors on s’attaque à cette institution surpeuplée et sous-dotée qu’est l’école publique, en se demandant quels types d’adultes elle façonne. En démontant le mythe persistant de la méritocratie renouvelé par l’obsession de l’évaluation. En cherchant la subversion d’un lieu matrice des inégalités de genre, où la prévention des violences n’existe quasiment pas, où les associations qui permettent aux enfants de libérer leur parole sont chassées par la hiérarchie. En démasquant enfin l’hypocrisie d’une « éducation au développement durable » qui culpabilise les héritiers·ères d’une planète en feu. Et on la défend, à longueur de lignes, parce que les gosses s’y confrontent à l’altérité, y apprennent parfois à réfléchir, y échappent à la famille et à l’entre-soi de certains établissements privés, et parce qu’on peut s’y battre pour en faire un lieu d’émancipation.
C’est à Grenoble qu’on a mis ces questions au travail, en flottille de vélos jaunes, à quadriller les rues plus ou moins désertées, jusqu’au sommet de la Bastille, point surplombant la ville nimbée de son nuage de pollution. Mais pas question de rester sur notre estrade : c’est avant tout au ras des pratiques et à hauteur d’enfant que s’observe l’école, entre classes nature, atelier de collage de rue et salles aux fenêtres grandes ouvertes en plein mois de novembre.
L’itinérance terminée, notre petite bande dispersée a fabriqué la revue comme elle a pu, accaparée par d’autres enjeux : des boulots pour gagner sa croûte, des menaces sur deux squats où certain·es vivent et s’organisent, le soutien matériel à la Zad de la Colline aujourd’hui expulsée, un carnaval sauvage conspué, une descente de flics sur un lieu qui nous accueillait en résidence quelques jours auparavant. Nos communautés attaquées, alors même qu’elles sont, face à un couvre-feu qui encage une société entière, nos meilleurs remèdes, plus que jamais.
Parution le 14 mai 2021208 pages – 21 x 30,9 cm – 15 €ISBN 9782491109035

Merci de changer de métier

Lettres aux humains qui robotisent le monde

Les véhicules autonomes sont-ils compatibles avec la lutte contre le changement climatique ? Qui veut des robots-compagnons pour s’occuper des personnes âgées ? L’usine automatisée est-elle le rêve des employés, ou celui des chefs d’entreprise ?

Interpeller directement des chercheurs, ingénieurs et startuppers sur les implications politiques de leur activité, tel est l’objet de ce livre, composé de lettres ouvertes rédigées dans un style piquant, qui mêle la satire et l’analyse. Celia Izoard ouvre ici un dialogue avec les concepteurs des nouvelles technologies pour les interroger sur le sens de leur travail et analyser l’impact social et écologique des grands projets industriels de la décennie, dans un monde en proie à la crise climatique et à l’exploitation au travail. Elle les enjoint à « changer de métier », à l’instar d’Olivier Lefebvre, salarié d’une start-up de véhicules autonomes qui raconte à la fin de l’ouvrage son chemin vers la démission.

Au travers de ces trois lettres ouvertes, Celia Izoard invite les non-spécialistes à s’emparer des enjeux sociaux de la recherche scientifique et de l’innovation, véritable point aveugle de la démocratie.

L’autriceCelia Izoard est journaliste au sein de la revue Z et de Reporterre. Dans ses enquêtes et ses analyses, elle élabore une critique des nouvelles technologies au travers de leurs impacts sociaux et écologiques. Elle est notamment co-auteure de La machine est ton seigneur et ton maître (Agone, 2015) et de La liberté dans le coma (Groupe Marcuse, La Lenteur, rééd. 2019). Elle a aussi réalisé une nouvelle traduction de 1984 de George Orwell et traduit de nombreux ouvrages (Howard Zinn, David Noble…).

Livre actuellement disponible en librairie et dans nos stocks.9 euros / ISBN 978249110908Éditions de la dernière lettre (diffusion Belles Lettres)Format : 11 x 18 cm, 136 pages

« Fumées noires et gilets jaunes »

Z13 - Rouen

Déterminé·es à soutenir l’arrêt de toutes les activités économiques nuisibles mais certainement pas celle de la critique sociale, impatient·es de vous livrer le fruit d’une enquête trépidante à Rouen au lendemain de l’incendie de l’usine chimique Lubrizol, Z sort un nouveau numéro, une plongée dans la gestion gouvernementale du risque industriel, comme avant goût de l’État de catastrophe.
Pour réfléchir à notre destin commun et soutenir la revue en ces temps difficiles, commandez-la donc dès maintenant chez nous ou chez un libraire ouvert, et n’oubliez pas de vous abonner ici.
En attendant, voici en exclusivité un édito tout frais.

« Notre pain est politique »

Les blés paysans face à l'industrie boulangère

 

Comment cultiver du blé sans dépendre des multinationales ?
Pourquoi le gluten est-il devenu un problème pour la santé ?
Les semences paysannes sont-elles interdites ?
Qui sont les géants de la boulangerie industrielle ?
La baguette « tradition » et les pains surgelés sont-ils si différents ?

Véritable guide nous emmenant de la sélection du grain jusqu’à la cuisson du pain, ce livre permet de comprendre l’impasse nutritionnelle, écologique et sociale de l’industrie boulangère. Et, à partir des blés paysans, de découvrir la force collective de celles et ceux qui font autrement.
En attendant de découvrir le livre, vous pouvez déjà consulter son sommaire ainsi que le commander grâce à notre bon de commande.