Z14 Grenoble
Écoles

Parution le 14 mai 2021
204 pages – 21 x 30,9 cm – 15 €
ISBN 9782491109035

En pleine deuxième vague épidémique, la revue Z s’est introduite masquée dans les salles de classe de Grenoble pour explorer les colères scolaires – école en colère et colère contre l’école. Avec les enseignant·es, les élèves et les parents, on explore les chemins d’une école ouverte, en prise avec le vivant, féministe, décoloniale et émancipatoire.

Z retourne sur les bancs de l’école : une immersion d’un mois à la rencontre de celles et ceux que l’on entend rarement, du « petit personnel » de l’Éducation nationale aux enseignant·es d’une école confessionnelle interdite. C’est à Grenoble que la revue a posé ses valises cette année. La capitale des Alpes qui a fait de l’éducation sa « priorité » avec 11 millions d’euros dédiés à la retape « verte » des écoles est aussi le lieu d’une expérience pédagogique historique menée dans le quartier de la Villeneuve : une dizaine d’établissements publics investis dans les années 1970 par des instits révolutionnaires pour tenter d’y inventer une école nouvelle. 50 ans après, qui se pose encore aujourd’hui la question d’une transformation radicale de la société depuis l’école ? Z a rencontré  celles et ceux qui ne se résignent pas à la défensive et inventent jour après jour des pratiques scolaires émancipatrices.

L’école est revenue au centre des débats : fermée durant deux mois au premier confinement, subitement devenue priorité nationale après l’assassinat de Samuel Paty, mais aussi promise à disparaître petit à petit dans les nuages des écrans. École numérique, laïcité, pseudo-lutte contre les ‘fractures scolaires’ et suppression annoncée des Réseaux d’Éducation prioritaire (REP) : le quatorzième opus de la revue Z fait les mises au point nécessaires, entre prises de positions actuelles des personnes concernées et recul historique.

Mais si l’école mérite d’être défendue, notamment contre les assauts de son propre ministère, il s’agit aussi de la remettre en chantier. En démontant le mythe persistant de la méritocratie renouvelé par l’obsession de l’évaluation. En subvertissant un lieu-matrice des inégalités de genre, où la prévention des violences n’existe quasiment pas, où les associations qui permettent aux enfants de libérer leur parole sont chassées par l’institution. En démasquant enfin l’hypocrisie d’une « éducation au développement durable » qui culpabilise les héritier·ères d’une planète en feu.

Comprendre et raconter, défendre et attaquer, deux-cent pages indispensables qui renouvellent la question éternelle : quelle école pour quelle société ?